| Abstract: | Les grèves des enseignants d'université se sont multipliées ces deux dernières années au Nigeria dans un climat d'extrême instabilité institutionnelle, de crise économique et d'absence de perspective démocratique. La stratégie d'évitement que la junte militaire au pouvoir semble aujourd'hui adopter face aux revendications des enseignants et des étudiants, marque une étape importante dans la redéfinition du champ de l'enseignement supérieur. Elle sanctionne particulièrement la marginalisation de l'Université dans la reproduction des élites dirigeantes du Nigeria. Quand cette reproduction est assurée par les académies militaires et les établissements occidentaux, et quand l'instabilité institutionnelle et économique stimule de nouveaux schémas de mobilité sociale, ne restent à l'Université nigériane que ses fonctions de reproduction du corps enseignant et de fabrication d'une bureaucratie d'exécution. Bibliogr., notes, réf., rés. en français et en anglais (p. 5). |