| Abstract: | En Guinée, le processus de démocratisation a été engagé en 1984 par les militaires qui ont pris le pouvoir après le décès de Sékou Touré. Le colonel Lansana Conté, devenu général par la suite, a présidé un Comité militaire de redressement national, qui par référendum-plébicite, en décembre 1990, a fait adopter une loi fondamentale respectueuse des droits de l'homme et des libertés publiques. Cependant, la mise en place des nouvelles institutions prévues par la Constitution est très chaotique. Les élections présidentielles de décembre 1993, législatives et municipales de juin 1995 ont, dans des conditions discutées, été remportées par Lansana Conté et le parti du pouvoir, le PUP (Parti de l'unité et du progrès). Mais le pouvoir n'a pas su amorcer le développement du pays et il est contesté par une opposition désunie qui, elle aussi, semble en mal de programme de gouvernement crédible. Dans ce contexte favorable à l'exacerbation de dangereuses nostalgies, Sékou Touré est subrepticement réhabilité. Il reste à espérer que les organisations politiques sauront proposer de nouveaux projets politiques pour la Guinée. Bibliogr., notes, rés. en français et en anglais (p. 6). |