| Abstract: | Le traité de création de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale), qui remplace l'UDEAC, vient d'entrer en vigueur. Les résultats du processus d'intégration dans le cadre de l'UDEAC sont restés en deçà des attentes des six États d'Afrique centrale qui composent la CEMAC: Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine et Tchad. La prise de conscience actuelle de ces pays semble découler, d'une part, de l'échec de la stratégie adoptée au lendemain des indépendances, exacerbé par la crise économique qui l'a suivi, et d'autre part, des contraintes de l'économie internationale de plus en plus globalisée qui obligent les États à se regrouper sur le plan régional afin de pouvoir faire face à cette nouvelle configuration de l'économie internationale. L'auteur présente dans une première partie les institutions et organes de la CEMAC (les organes de politique générale, l'Union économique de l'Afrique centrale (UEAC), l'Union monétaire de l'Afrique centrale (UMAC), les institutions spécialisées). Dans une deuxième partie, il pose la question de la pertinence de ces institutions et organes quant à leur capacité à influer sur le processus d'intégration, en les comparant à ceux de l'ancienne structure et à ceux de l'Union économique et monétaire de l'Afrique de l'Ouest (UEMOA). Notes, réf. |