Go to AfricaBib home

Go to AfricaBib home AfricaBib Go to database home

bibliographic database
Line
Previous page New search

The free AfricaBib App for Android is available here

Periodical article Periodical article Leiden University catalogue Leiden University catalogue WorldCat catalogue WorldCat
Title:La 'chose publique' dans les États africains: sens et contresens
Author:Tassou, TarjISNI
Year:2000
Periodical:Revue juridique et politique: indépendance et coopération
Volume:54
Issue:3
Pages:301-312
Language:French
Geographic term:Africa
Subjects:political systems
democracy
Abstract:Dans le présent article l'auteur examine le problème des rapports des populations en Afrique avec l'État. Il montre, à travers l'examen des langages populaires, comment les individus perçoivent ce à quoi ils sont censés être partie prenante, c'est-à-dire la 'chose publique'. Il apparaît clairement une césure entre d'un côté le 'soi collectif' endogène et de l'autre les 'autres', c'est-à-dire les gouvernants. L'État, la sphère politico-administrative, est perçu par les gouvernés comme la 'chose d'autrui', qui s'avère être le fondateur originel, c'est-à-dire le colon. De l'autre côté, pour les gouvernants, puisque c'est un bien d''autrui', la conquête du pouvoir signifie une prise de possession par 'nous' et pour 'nous' de la 'chose' au propriétaire inexistant. Quel sens pourrait avoir, dans un tel contexte, le 'processus démocratique'? L'État devrait alors ne plus être la propriété exclusive de quelques-uns rattachés au 'Blanc' mais un domaine dont la gestion devrait être orientée par l'intérêt de tous. Or, le 'processus démocratique' engagé dans les États africains, dicté par les bailleurs de fonds, n'a rien changé dans les pratiques politiques. Les nouvelles élites venues au pouvoir ont continué dans la même direction. Une révision en profondeur des comportements politiques dans les États africains exigerait deux démarches essentielles: la première consisterait en des campagnes de sensibilisation en direction du grand nombre autour du rôle de la place du politique dans la vie publique. La seconde démarche devrait résoudre le problème de l'impunité dont jouissent ceux qui se rendent coupables de détournements des biens publics. Réf.