| Abstract: | À l'issue de son sommet de Gleaneagles (Écosse, 6-8 juillet 2005), le G8 (représentant les gouvernements des huit pays les plus industrialisés) a annoncé l'annulation de la dette multilatérale de 18 pays parmi les plus pauvres, dont 14 pays africains (Bénin, Burkina Faso, Éthiopie, Ghana, Madagascar, Mali, Mauritanie, Mozambique, Niger, Rwanda, Sénégal, Tanzanie, Ouganda, Zambie). Il faut remarquer que l'opération vise l'annulation du stock de la dette et non plus l'allégement de son seul service annuel. De plus, l'annulation totale de ces dettes multilatérales est envisagée. Cependant, les conditions sont lourdes et restent inspirées par les préceptes des politiques d'ajustement structurel. Cette annulation représente moins de la moitié des besoins en ressources de ces pays; le reste des besoins doit être assuré par un accroissement des dons d'aide publique au développement en attendant que l'Afrique puisse accroître ses niveaux d'épargne et d'investissements intérieurs dans la proportion nécessaire pour assurer une croissance robuste et durable. Notes, réf. [Résumé ASC Leiden] |